« Si tu libères le sexe, tu libères l’homme »

par Florence

5 juin 2020 : soirée avec Spengler

Spengler c’est LE grand nom de l’édition érotique 

Un passeur, accélérateur de la libération des sens : publiant tous les textes mythiques depuis les années 90, et notamment les récits de femmes, libres et à l’avant-garde… Ces textes « Editions Blanche » sont pour moi presque sacrés : leur puissance, leur musique obscène et fiévreuse (celle qui soulève les corps, les enlace, les ensorcelle…), et l’audace de leurs héroïnes, surtout, assumant toutes leurs jouissances… (audace qui m’a probablement inspirée, dans ma vie d’amante…)

Spengler c’est aussi l’éditeur des retranchements, ces textes où le plaisir se cherche en écumant aux frontières de l’enfer, plus ombre que lumière, transe revendiquant le stupre, la transgression, des rituels tels que la soumission…
Et puis l’excès, monstre exquis… 

Spengler c’est plus de 400 livres, qui ont tous en commun le sexe, l’audace et la libre-pensée…

Le mythique patron des Editions Blanche est devenu un complice – non, bien plus : un ami comme il n’y en a pas deux dans une vie, « mon » Franck, mon frère…

5 juin, donc : on prend un verre pour rêver à mille prochains projets…

 

Et je redécouvre pour la millième fois, à passer ce moment avec toi, à quel point je t’aime : ton regard tendre sur la vie et les (mes) amours, ton immense générosité, ton humour… Tu me dis :

« La volupté de la vie est un jeu infini… » 

Oui ! Je repense alors à tout ce que je te dois, je revis nos premières conversations, il y a 7 ans déjà :

« Si tu veux te connaître, accepte de tomber dans tes démons, pactise avec eux et jouis ; c’est par eux que nous devenons des hommes vastes et singuliers, vrais… » 

Les démons, oui, la danse des forces obscures, la luxure… 

Ce truc obscène et assourdissant dont on partage la fascination : transgresser, oser les sensations qui nous dépassent, s’abandonner, investir la sexualité pour y repousser l’horizon de la liberté… Le sexe porteur de la plus haute intensité, éperdu de sens et sacré ; et grand inspirateur de notre esprit de révolte…

Il faut relire ce joli portrait que te consacrait le site Paris Bazaar : « Editeur et libre bandeur », tu y dis haut et fort : 

« Si tu libères le sexe, tu libères l’Homme »

Belle leçon ! Je me rappelles aussi  de cet échange il y a des années… 

« Dieu inconséquent d’avoir laissé ça dans la main des hommes, curieux dessein, pour qu’on en fasse quoi, selon toi ? Une force créatrice comme au matin du monde, non ? Un art de pouvoir s’éprouver, tout oser, se connaître, se dépasser, tu ne crois pas ?… »

Si… 

« Quand le sexe n’a pas la parole, c’est une mécanique. Quand il l’a, c’est une civilisation. »

Voilà… ton influence sur ma vie…  Résultat : ta maison d’édition que je connais comme ma poche,

Scellant à jamais quelques-uns de mes vices, soupirs les plus clandestins…

Ce soir-là, donc, tu es tourmenté : tu me dis que l’époque a changé, qu’en un sens on a moins de liberté(s)… 

Qu’une société qui répudie sa folie érotique, sa luxure sous-jacente, se prépare au sacrifice collectif de son âme, alors qu’il faut encore se battre, encore et encore, défendre encore et toujours le droit à la luxure… 

Faisons ça!

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1 message

Louise Lili 26 juillet 2020 - 16 h 07 min

Ca donne envie de connaître cet homme

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Commentaires