par Florence

« Elle enduisait ses mains de salive. Son coup de poignet très lent, tournant, effleurant à peine, je n’en ai connu de pareil […]
« Retiens-toi, je te le fais lentement, tu vois. Tu me donneras tout jusqu’à la dernière goutte. » Ses yeux intraitables ne quittaient pas les miens, suivaient mon orage. On s’aimait par les yeux autant que par le reste ; et que vaut notre plaisir, notre orgasme, comparé à celui de l’autre ? Je délirais, hurlais ma joie dans cette chambre qui nous appartenait comme elle n’a jamais appartenu à personne. « …Peux plus… – Va, lâche-toi maintenant. Je t’aime… Là, encore, encore… Arrose-moi. » J’ai éclaboussé son ventre, ses seins. J’ai cru mourir. Elle m’a porté sur le lit, m’a embrassé, réanimé, géante d’une précise bienfaisance. »

LOURDES, LENTES..., André Hardellet
L'imaginaire Gallimard

Découvrez aussi

Commentaires