par Florence

Damnée dresseuse de chair, ma jeune amante appliquée allait et venait tout au long de ma roideur tressaillante, s’enfonçant jusqu’aux tréfonds secret et pourpre de mon désir pour elle, puis, langue butinante, pleine d’un sérieux enjoué,  m’aspirait dans la crampe profonde d’un vertige de velours : j’étais entièrement captif de la bague lisse et serrée de sa bouche et de la cadence qu’elle jugeait bon de lui imprimer, de l’andante à l’allégro le plus farouche, faisant durer le délice jusqu’aux limites du supportable : insoucieuse ou innocente de ses pouvoirs, elle me transportait en son univers plus chaud que le centre de la Terre pour m’y perdre avec elle »   

                                                                         (Muriel Cerf)

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